A ABIDJAN, LE FEMUA FROLE LA CATASTROPHE, VICTIME DE SON SUCCES

Le FEMUA sur lequel planait une incertitude pour son avenir après la mort de Papa Wemba l’année dernière, a finalement tenu toutes ses promesses au cours de cette dixième édition avec une affluence record.
Projet immense et évolutif, le FEMUA a vu le jour en 2008 à l’initiative de Salif Traoré dit A’Salfo, chanteur du groupe Magic System. Cet événement à caractères social et culturel a été créé pour permettre aux populations les plus démunies et qui n’ont souvent pas les moyens de s’offrir un ticket de concert, de réaliser leurs rêves en recevant sur une même scène dans leur environnement, les plus grosses stars de la planète.
Samedi 29 avril, le festival a certainement vécu l’une des soirées les plus intenses et les plus compliquées de ses dix années d’existence. Trois poids lourds du rap et du reggae – le groupe abidjanais qui monte, Kiff No Beat, le Français Black M et l’icône du reggae africain, Tiken Jah Fakoly – étaient programmés sur la scène installée au bout d’une rue de 600 mètres de long sur 75 mètres de large. Dans ce corridor, qui aurait pu très vite se transformer en couloir de la mort, s’étaient réunis entre 30 000 et 40 000 spectateurs venus non plus du seul quartier d’Anoumabo mais aussi d’Abobo ou d’Adjamé.
Le Femua s’est terminé dans la nuit de dimanche à lundi, à Adiaké, dans un espace plus ouvert et plus adapté. Avec beaucoup de sang-froid, l’édition 2017, qui a été un succès artistique avec, entre autres, les performances de Salif Keïta, de Tiken Jah Fakoly et du groupe zouglou Révolution, a évité de peu la catastrophe. Et ouvert la voie d’une nouvelle décennie de concerts.

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