ERIC ZEMMOUR, UN RACISTE À BOUT DE SOUFFLE

Il y a quelques années, les intellectuels de gauche disparaissaient au profit d’une nouvelle race de penseurs, les intellectuels de droite, certains intellos soixante-huitards se reconvertissant même dans la conversation de bistrot du coin.

L’arrivée de Sarkozy au pouvoir en France et sa droite décomplexée laissèrent libre court à une pensée jusque là réservée à la sphère privée, concernant notamment l’Afrique et les flux migratoires, et le discours de Dakar du Président de l’époque marqua d’une pierre rouge le retour officiel du racisme en France dans les médias et sur les plateaux télé.

Cantonnés aux dérapages très contrôlés de la famille Le Pen, les propos racistes firent leur apparition un peu partout et la parole haineuse et xénophobe s’enroba d’une philosophie soi-disant inspirée de l’histoire des peuples et des religions, comme  la théorie du grand remplacement, chère à Zemmour, ressemblant étrangement au complot sioniste qui ravagea l’esprit des antisémites depuis la nuit des temps.

Après avoir effrayé la gauche bien pensante et tétanisé les journalistes chargés de l’affronter, la parole raciste finit toutefois par s’essouffler d’elle même et s’autodégradée, à l’image de la piètre prestation d’Eric Zemmour chez Ardisson, réduit à remplacer les prénoms des chroniqueurs avec ceux des saints chrétiens ou de parler d’invasion islamiste dans le très joyeux et congolais quartier de Château Rouge à Paris.

L’effet coupe du monde et la victoire d’une équipe de France aux origines multiples et à l’insolante intégration positive, valant sans doute tous les discours des nostalgiques de Vichy ou de la colonisation, réduits à recourir une fois de plus, à de piteuses provocations médiatiques.

 

Germain Nouveau

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *