Quand l’Electro-pop de Rocky rencontre l’Afro-pop de Valentine Alvares à l’Institut Français de Lomé

Le 9 novembre à Lomé, sur la scène de l’Institut Français, aura lieu un concert inédit et sans doute mémorable.

Le groupe français Rocky, porté par sa charismatique chanteuse d’origine togolaise Inès Kokou, en tourné pour 12 dates a travers l’Afrique, proposera au public togolais sa pop puissante et électronique qui risque de faire se lever et chavirer le public Loméen.

Invitée du concert, Valentine Alvares, qu’on ne présente plus ici, assurera la première partie, accompagnée de son groupe de virtuoses, distillant une Afro-Pop poétique et lumineuse.

Souhaitons de tout coeur que les deux artistes se retrouvent ensemble sur scène pour nous offrir un moment de création de fusion et de bonheur musical.

Mais au fait, qui est Inès, la chanteuse du groupe Rocky. Cet extrait d’interview de Faustine Kopiejwski paru dans Cheekmagazine vous en dira plus sur ce phénomène artistique venu du Togo.

« Née à Paris, Inès Kokou a vécu au Togo jusqu’à ses deux ans. À l’époque, ses parents se séparent et sa mère, qui a fait ses études en France, revient dans l’Hexagone avec Inès sous le bras, alors que son père reste vivre à Lomé. Son enfance, Inès Kokou la passera en banlieue parisienne, à Asnières. Dans le salon familial, on écoute de la chanson française, comme Adamo ou Nana Mouskouri, mais aussi un peu Isaac Hayes. Ça vous forge un éclectisme. Bonne en cours “sans être très sage pour autant”, Inès Kokou fait Hypokhâgne/Khâgne en internat à Lille. Puis le CELSA en marketing/pub, car la jeune femme veut travailler dans la mode.

Aujourd’hui, Inès Kokou cumule son rôle de leadeuse au sein de Rocky et un job à la Cité de la mode et du design. Son sens visuel affûté et ses goûts pointus font d’elle l’interlocutrice privilégiée quand il s’agit de déterminer le stylisme du groupe ou de briefer les artistes qui travaillent pour ce dernier, comme le photographe René Habermacher, qui a en façonné toute l’identité visuelle. Elle dit d’ailleurs qu’il a su capter quelque chose de sa personnalité et le retranscrire dans ses photos: ce côté puissant, déterminé, celui-là même qu’Inès Kokou laisse de côté en interview, au profit de la douceur et de la convivialité. Mais où cette facette de la jeune femme de 26 ans s’exprime-t-elle alors?

Sur scène, évidemment. C’est là, alors qu’il assurait la première partie de The Shoes, six mois seulement après ses premières répétitions, que le groupe a été repéré. Par le duo rémois, d’abord, qui lui propose de remixer son titre Cover Your Eyes, puis par Pierre Le Ny, à l’époque directeur artistique du label GUM, mais aussi manager des Shoes et de Woodkid. Il se souvient: “Elle était déjà habitée, c’était déjà une vraie frontwoman alors que ce n’était que le début. Elle dégage de la joie de vivre aussi, bref, elle a un truc que les autres n’ont pas.” Pour Inès Kokou, c’est clair: “Un bon concert, c’est quand j’ai dû boire entre chaque morceau, et que j’ai tâché la serviette de fond de teint.” La deuxième Inès n’est jamais bien loin. « 

 

Germain Nouveau

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