MACRON L’AFRICAIN?

Dans une interview donnée au Monde en avril, Emmanuel Macron revient sur son programme Afrique.

« Quand je regarde l’Afrique, je vois en effet le continent de l’avenir. L’Afrique est en train de connaître une transformation sans précédent, avec une croissance continue depuis 2000, l’urbanisation et l’essor des classes moyennes, le développement du secteur privé et une jeunesse créative et dynamique. Il y a bien entendu des défis que l’Afrique devra surmonter : la démographie, les pandémies ou le dérèglement climatique qu’elle subit, les inégalités et la faiblesse de la gouvernance. Mais je suis convaincu que l’Afrique surprendra le monde par son dynamisme. Il est de notre intérêt d’écrire une nouvelle page dans notre relation avec l’Afrique.

« Il faudra faciliter la circulation des chercheurs et des entrepreneurs »

C’est pourquoi je veux établir un partenariat ambitieux entre la France, l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique qui renforce nos intérêts mutuels dans tous les domaines : climat, commerce, emploi, innovation, mais aussi sécurité et stabilité. Aux côtés des relations entre Etats, ce partenariat s’appuiera sur les forces vives africaines et françaises : intellectuels, ONG, diasporas de France et d’Afrique, entreprises. Il nous faudra renforcer la qualité de nos échanges, en facilitant la circulation des chercheurs et des entrepreneurs, et mobiliser les investisseurs privés, français et africains, pour innover et créer de la valeur ensemble.

L’Afrique, enfin, c’est l’avenir de la francophonie – un atout dans la mondialisation – et je veux renforcer l’espace francophone, notamment dans sa dimension économique.
Les relations entre chefs d’Etat sont importantes et je compte aller à la rencontre de mes homologues africains rapidement après mon élection. Mais les liens entre l’Afrique et la France dépassent ce seul cadre : 10 % de la population française a des origines africaines et 300 000 ressortissants français résident en Afrique. Ces liens humains sont un atout. C’est pourquoi je veux approfondir les relations entre acteurs de la société civile et acteurs économiques. »

LE MONDE Le 12.04.2017 

 

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