LA PUB AU SECOURS DES ARTISTES TOGOLAIS

Lune de miel entre les artistes togolais et les grandes entreprises

Chacun sait que l’économie musicale au Togo est fragile et que les musiciens et chanteurs peinent à vivre de leur art. La vente de disque est quasi inexistante, les albums et singles systématiquement piratés et le streaming et téléchargement en ligne non adaptés à un pays où la connexion internet est lente et où les cartes bancaires sont réservées à une élite Seules les prestations scéniques pouvaient, jusqu’à présent être source de revenus, maigre récompense pour un métier ou l’investissement de production est élevé et les ressources aléatoires.

Avec l’arrivée des publicitaires dans le showbiz togolais, l’horizon s’éclaircit et laisse entrevoir un débouché commercial encore peu exploité.
A l’instar d’Almok pour Guinness, des Toofan pour Woodin, de Valentine Alvares pour Togocel, le rappeur Mic Flamez vient de signer un contrat d’ambassadeur pour l’opérateur téléphonique N°1 au Togo.
Les grandes enseignes se sont donc enfin rendues compte de l’impact que pouvaient avoir les vedettes togolaises sur leurs produits et comment toucher un public en mal d’icones et de repères.
Les relations entre le commerce et la culture se sont enfin libérées et nous attendons avec impatiente que d’autres artistes soient retenus par les marques en échange de leur talent et de leur image.
Il faut se féliciter de cette nouvelle opportunité pour les artistes de subvenir à leurs besoins, même si elle est pour le moment réservée à quelques élus, en attendant que la vente en ligne des musiques se démocratise et que la culture togolaise s’émancipe, dans un pays qui regorge de talent.

Germain Nouveau

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