SECTEUR INFORMEL, L’ÉCONOMIE HORS DE CONTROLE

Le continent africain connait une croissance continue et ne cesse de se moderniser. Il est essentiel de comprendre comment mieux transposer ces tendances positives en vue de réduire la pauvreté et d’augmenter l’emploi, notamment pour les 7 à 10 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marche du travail.

A ce jour, très peu d’études systématiques ont été menées sur le secteur informel, même s’il emploie la plupart des travailleurs africains et qu’il joue manifestement un rôle central dans la mise en forme des perspectives du continent en termes de croissance économique et d’inclusion sociale.

Le secteur informel, le plus souvent, renvoie l’image de petits producteurs non organisés opérant à la lisière de l’économie moderne. Toutefois, dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, la situation est généralement inversée : le dynamisme du secteur informel contraste avec l’atrophie du secteur moderne. De plus, dans ces pays, de petits exploitants coexistent avec des réseaux bien organisés et des entreprises du gros informel, politiquement bien connectées.

A ce jour, le commerce est la première activité du secteur informel impliquant à la fois les dimensions intérieures et transfrontalières.

Les déterminants de ce type de commerce sont variés, mais ses principaux moteurs sont les distorsions dans les politiques nationales causant des écarts de prix à travers les pays, combinées à des liens historiques, ethniques et religieux qui transcendent les poreuses frontières Africaines.

 

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