SURSIS POUR LES ORDINATEURS EN CABINE À DESTINATION DES USA

Washington a décidé de renoncer provisoirement à interdire la présence d’ordinateurs dans les cabines des avions en provenance d’Europe. Mais la situation pourrait changer « si le niveau de menace le justifie ».

Washington a finalement accepté de ne pas interdire pas à ce stade le transport d’ordinateurs portables dans les cabines d’avions en provenance d’Europe et à destination des États-Unis. Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) qui craint le placement de bombes dans ces appareils a donc été sensible aux arguments des Européens.

Pour autant, un élargissement de cette interdiction, déjà en vigueur sur des vols en provenance du Moyen-Orient, est « toujours sur la table » des mesures envisagées « si le niveau de menace le justifie », a précisé dans un communiqué le ministre américain de la Sécurité intérieure John Kelly.

Celui-ci s’exprimait après s’être entretenu par téléphone avec les commissaires européens aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos, et au Transport Violeta Bulc.

« Les deux parties ont convenu d’intensifier les discussions au niveau technique et politique afin de trouver des solutions communes pour atténuer les menaces potentielles pour la sécurité aérienne », a commenté à l’issue de cet échange téléphonique un porte-parole de la Commission.

« Menace réelle »

Dimanche, John Kelly avait fait valoir sur la chaîne Fox que les autorités américaines étaient prêtes à interdire les ordinateurs portables sur tous les vols à destination des États-Unis en raison d’une « menace réelle ». « Il y a une menace réelle (…) C’est vraiment l’obsession des terroristes: abattre un avion en vol, particulièrement un avion américain, bondé d’Américains à bord », avait-il déclaré.

Le 21 mars, les autorités américaines avaient interdit aux passagers en provenance de dix aéroports dans huit pays arabes et en Turquie de transporter en cabine ordinateurs portables, tablettes et autres appareils électroniques d’une taille supérieure à celle d’un téléphone portable. Ils avaient ensuite fait savoir que ces restrictions pourraient être étendues à d’autres régions, dont l’Europe.

Les États-Unis disposent d’informations de services de renseignement selon lesquelles un ordinateur portable pourrait être utilisé pour déclencher une bombe à bord d’un avion. 

BFM-AFP

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